Velarde, le travail finit par payer !

Le pilote espagnol revient sur sa préparation et son premier podium

Velarde et Ted Reynolds

Juan Velarde a entamé sa 3e saison en Master Class du Red Bull Air Race avec un résultat inespéré. 2e à Abou Dhabi cette année, il monte sur son 1er podium depuis sa 3e place ici même en 2014 en Challenger Cup. Le chemin aura été long, mais ce pilote particulièrement acharné a puisé au fond de lui-même, il a travaillé dur et commence à voir les premiers résultats.

Abou Dhabi, février 2017. Velarde décolle et atterrit 54,166 secondes plus tard, 2e. Cela ne suffit pas pour battre Martin Sonka mais il fait mieux que Matthias Dolderer et Pete McLeod avec qui il dispute la finale. Si jusqu'ici l'Espagnol avait laissé entrevoir son aptitude à monter sur le podium, il n'avait jamais réussi à rester performant jusqu'au jour de la course. Mais on dirait qu'en 2017 la donne ait changé.

Après avoir étudié son run en finale, le triple champion du monde Paul Bonhomme explique : « J'étais hyper content pour Juan et son équipe, ce n'est que sa 3e saison en Master Class et sa 2e avec un avion rapide. Juan a superbement piloté en finale. Il a gardé son sang froid et a volé avec précision, ce qui lui a permis de faire un chrono conséquent. »

La finale d'Abou Dhabi est la première à laquelle Juan Velarde accède et il sait qu'il a la pression. Bien que le pilote n'ait pas terminé sur la plus haute marche, c'est un immense pas qu'a franchi le Team Velarde. « Pour toute mon équipe et moi c'est comme une victoire, dit il. Déjà, arriver en finale c'était top, mais être sur le podium c'est vraiment top, et finir 2e c'est encore mieux. »

Velarde doit sa perf' à la masse de travail abattue pendant l'intersaison. « On a changé énormément de choses au cours de l'hiver et c'est cool de voir que ça paie dès la première course, reconnaît l'Espagnol. Tout vient à point pour qui sait attendre. La saison dernière on a eu de bons moments mais on était très irréguliers. Je manquais d'expérience pour arriver à gérer la pression dans les moments importants. »

Velarde poursuit en expliquant le rôle de l'équipe pour l'aider à s'améliorer : « On a repris les process internes, modifié pas mal de choses et de procédures, et pas seulement pour moi, mais pour toute l'équipe. Maintenant on travaille plus en douceur, je n'ai jamais été aussi détendu que pendant cette course ! Maintenant je n'ai plus qu'à me concentrer sur mon pilotage, je peux monter dans l'avion et me concentrer sur mon vol. »
Le pilote espagnol espère bien continuer sur sa lancée lors des courses de San Diego les 15 et 16 avril prochains. Si vous comptez être là, prenez vos billets ICI.